L’essor des modes de consommation responsables ne cesse de se confirmer depuis plusieurs années. C’est ainsi que l’on assiste au développement des produits issus de l’agriculture biologique, eco-responsables ou sans composés chimiques dangereux. Les produits de consommation courante se veulent de plus en plus écologiques. En d’autres termes, de plus en plus de consommateurs recherchent et choisissent des produits qui permettent une gestion durable des ressources.

D’un point de vue écologique

Acheter du made in France c’est donc se préoccuper de l’écologie au sens premier puisque cela favorise une réduction de l’empreinte carbone. Acheter local est un des premiers réflexes essentiels lorsque l’on se préoccupe de limiter l’impact de sa consommation sur  la planète.

Mais les produits manufacturés français et européens proposent également une meilleure qualité. Habitués mais sidérés depuis des années par la piètre durabilité des produits venus de l’ouest, les consommateurs français vivent un dilemme permanent.

Même les vêtements ou les produits technologiques, l’électroménager, tout est devenu périssable à court terme. Acheter pas cher et souvent ou choisir une offre qui n’est pas la meilleure en terme de coût mais qui n’aura pas à être renouvelée indéfiniment….

Le calcul mérite presque d’être fait au cas par cas d’un point de vue strictement financier. Cependant si l’on considère que l’écologie n’est rien d’autre que le système économique de notre environnement, le choix est vite fait. La culture du tout jetable nous a mené au bord de la faillite.

D’un point de vue économique

Le made in France s’inscrit en faux en proposant justement d’axer ses offres sur la qualité.

Il ne s’agit pas de proposer un produit qui “a l’aspect de “ mais un très bon produit en termes de qualité dans sa catégorie.

En ce qui concerne les produits alimentaires, des études ont prouvé qu’il ne revient pas plus cher de consommer français. Ces études ont démontré notamment que le panier moyen en fruits et légumes ne revient pas plus cher que l’achat systématique de premiers prix lorsque l’on respecte la saisonnalité et que l’on privilégie les circuits courts.

Pour les produits industriels en revanche, le surcoût est indéniable. C’est la raison des délocalisations systématiques de tous les sites de production depuis plusieurs décennies. Et si quelques artisans irréductibles tentent de résister depuis toujours, les fermetures d’usine semblaient ne jamais devoir cesser.

Le Made In France pour relancer la création française

Et pourtant! Depuis quelques années, on constate que de jeunes entrepreneurs misent sur le made in France et cherchent à sauver des savoir-faire traditionnels de la disparition. Le secteur du textile est un exemple marquant. On y voit de nombreuses start-up se réapproprier l’espadrille, la maroquinerie, le tricot …

Pour la première fois depuis quarante ans, les créations d’emplois de ce secteur en France ont dépassé le nombre de suppressions. C’est la preuve d’un dynamisme retrouvé grâce aux choix des consommateurs.

Par ailleurs, les produits français restent réputés même à l’international et bénéficient de l’image de la France comme spécialiste dans les domaines du luxe, de la beauté, de la mode, des bijoux personnalisés et de la gastronomie, mais aussi de l’aéronautique, la construction nautique, le design.

Le choix des Français

L’enquête réalisée par l’Ifop pour l’association Pro France pour le Figaro, largement médiatisée l’année dernière, montre à quel point les Français sont convaincus de l’intérêt d’acheter des produits issus de l’agriculture et de l’industrie nationale. Elle relève également qu’ils sont prêts à faire des efforts financiers pour y parvenir.

Néanmoins, force est de constater qu’un frein essentiel réside dans le manque de transparence des mentions mises en avant sur les étiquettes. Puisqu’il suffit parfois qu’un produit ait été assemblé en France pour porter la mention “fabriqué en France”, on devine aisément les réticences et déceptions des consommateurs.

Ainsi voit on fleurir labels et autres appellations contrôlées. Mais la transparence n’est pas encore de la partie et les consommateurs deviennent de plus en plus exigeants mais surtout de moins en moins crédules. On attend impatiemment que le législateur améliore la traçabilité de l’origine des produits.

Résumons. La demande augmente, le niveau d’exigence augmente, l’offre augmente. On finit par se demander si la question du surcoût est vraiment la question importante quand à ces choix qui ne sont plus seulement des choix de consommateurs mais des choix de citoyens !

Merci à Cécile, blogueuse sur les finances personnelles (http://latireliredececile.fr/) pour son aide lors de la rédaction de cet article.